lundi, 02 juin 2008
Les extras de l’Uruguay
Depuis quelques temps, des histoires parviennent à mes oreilles, et je ne me lasse point de ce genre narratif. Plus jeune je me gavais d’histoires extraordinaires style mystérieuses, et là je découvre à ma plus grande joie que l’Uruguay regorge d’histoires plus rocambolesques les unes que les autres.
Sans doute serez- vous surpris, étonné, dubitatif sur les prochaines lignes qui vont suivre, mais si vous fûtes un fan inconditionnel de X-Files, ou les belles petites histoires de pomme d’api, euh non de Pierre Bellemarre et autres récits extraordinaires, la suite est pour vous !!
Si vous doutiez de l’existence des petits hommes verts (bien que Mudler nous ait presque convaincu), vous ne serez pas étonné d’apprendre que l’Uruguay est une terre de passage pour les OVNIS. Comme les oiseaux migrateurs ont leur itinéraire, il semblerait que les objets volants non identifiés tracent leur route par l’Uruguay. A vrai dire ils n’ont pas tort, car s’ils veulent jouer la carte de la discrétion ils y gagnent en passant par là. Plus précisément au-dessus de Juan XXIII (notre lieu de vie) qui selon certaines personnes seraient un point d’atterrissage… c’est vrai qu’entre les eucalyptus c’est facile de se cacher deux minutes pour faire la pause pipi, d’ailleurs c’est peut être pour ça que les arbres poussent si vite. Ici les extraterrestres sont des connaissances, des proches, alors rien d’étonnant à ce qu’ils apparaissent de ci de là. Dans ce contexte, on apprend que même le pape Jean XXIII a eu des contacts sympathiques avec des extraterrestres, et là peut être que les copains de Jean XXIII viennent ici pour se rappeler de ce pape… là j’émets des doutes car à Nantes mes cousins sont allés à l’école Jean XXIII et il me semble (à moins qu’ils m’aient caché ce détail) que personne n’a entre aperçu dans la cour de l’école une petite soucoupe volante pendant la récréation !!!
Cependant le doute de notre petite communauté française face aux petits hommes verts incite nos interlocuteurs à la plus grande prudence et ils évitent d’aborder ce sujet avec nous. Pourtant nous sommes friands de ce genre de nouvelles, à vrai dire le degré pour aborder ces extras est sans doute différent ce qui pousse nos amis à une certaine méfiance pour nous révéler le lieu des prochains horaires de passages de la soucoupe. Sans doute avons-nous trop abusé dans notre jeunesse de la soupe aux choux, ou des gendarmes à St Tropez en lutte contre les petits martiens !!!
Autre mystère… la « mano negra », légende vivante du campo !!! Ambiance Barbey d’Aurevilliers si vous connaissez, version uruguayenne dans la vaste pampa. L’autre jour, Isabelle (la cuisinière) me raconte qu’elle a regardé la télévision la veille au soir une sorte de reportage qui lui a fait si peur qu’elle n’a pas regardé la fin !!!
La semaine précédente, un homme rentre en cheval sur un chemin à l’aube. Entendant des gémissements étranges, il se rapproche et aperçoit un paquet. Il le ramasse, se rendant compte que ce sont des pleurs d’enfant, mais il ne le distingue pas bien car il est bien empaqueté. Peu après il se dit qu’il faudrait qu’il change sa couche. Et là horreur, ce n’est pas un enfant c’est un monstre, de la secousse il jette ce qu’il croyait être un enfant !! Là le récit s’arrête, car Isabelle morte de peur a éteint sa télévision…. me laissant perplexe !!! Mon esprit cartésien se met en marche et je dis "Mais ce n’est pas possible que ce soit un monstre, ça devait être un enfant avec une malformation qui a été abandonné. L’homme a donc jeté un enfant dans la nature au lieu de l’emmener à l’hôpital !!"
Isabelle imperturbable reste sur sa peur, et sur sa certitude que c’était un monstre, j’en reste bouche bée. Et d’ailleurs c’était un monstre car depuis plus personne ne veut passer par là car des pleurs se font entendre !!! Tu m’étonnes ce n’est plus un monstre, mais un fantôme qui doit traîner dans le coin !!! La main noire a frappée semblerait- il !!!
La nuit venue, je vous garantie que je rentre dare- dare sur le chemin du campo de peur de croiser la "mano negra ", ou de me faire accoster par quelques petits hommes verts qui me demanderaient leur route pour retourner dans l’espace intersidéral.
Bien entendu ce texte ne sera accompagné d’aucune preuve photographique… quoique je laisse la place au doute, et peut être un jour viendra la preuve !!!
23:05 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Les extras de l’Uruguay
Depuis quelques temps, des histoires parviennent à mes oreilles, et je ne me lasse point de ce genre narratif. Plus jeune je me gavais d’histoires extraordinaires style mystérieuses, et là je découvre à ma plus grande joie que l’Uruguay regorge d’histoires plus rocambolesques les unes que les autres.
Sans doute serez- vous surpris, étonné, dubitatif sur les prochaines lignes qui vont suivre, mais si vous fûtes un fan inconditionnel de X-Files, ou les belles petites histoires de pomme d’api, euh non de Pierre Bellemarre et autres récits extraordinaires, la suite est pour vous !!
Si vous doutiez de l’existence des petits hommes verts (bien que Mudler nous ait presque convaincu), vous ne serez pas étonné d’apprendre que l’Uruguay est une terre de passage pour les OVNIS. Comme les oiseaux migrateurs ont leur itinéraire, il semblerait que les objets volants non identifiés tracent leur route par l’Uruguay. A vrai dire ils n’ont pas tort, car s’ils veulent jouer la carte de la discrétion ils y gagnent en passant par là. Plus précisément au-dessus de Juan XXIII (notre lieu de vie) qui selon certaines personnes seraient un point d’atterrissage… c’est vrai qu’entre les eucalyptus c’est facile de se cacher deux minutes pour faire la pause pipi, d’ailleurs c’est peut être pour ça que les arbres poussent si vite. Ici les extraterrestres sont des connaissances, des proches, alors rien d’étonnant à ce qu’ils apparaissent de ci de là. Dans ce contexte, on apprend que même le pape Jean XXIII a eu des contacts sympathiques avec des extraterrestres, et là peut être que les copains de Jean XXIII viennent ici pour se rappeler de ce pape… là j’émets des doutes car à Nantes mes cousins sont allés à l’école Jean XXIII et il me semble (à moins qu’ils m’aient caché ce détail) que personne n’a entre aperçu dans la cour de l’école une petite soucoupe volante pendant la récréation !!!
Cependant le doute de notre petite communauté française face aux petits hommes verts incite nos interlocuteurs à la plus grande prudence et ils évitent d’aborder ce sujet avec nous. Pourtant nous sommes friands de ce genre de nouvelles, à vrai dire le degré pour aborder ces extras est sans doute différent ce qui pousse nos amis à une certaine méfiance pour nous révéler le lieu des prochains horaires de passages de la soucoupe. Sans doute avons-nous trop abusé dans notre jeunesse de la soupe aux choux, ou des gendarmes à St Tropez en lutte contre les petits martiens !!!
Autre mystère… la « mano negra », légende vivante du campo !!! Ambiance Barbey d’Aurevilliers si vous connaissez, version uruguayenne dans la vaste pampa. L’autre jour, Isabelle (la cuisinière) me raconte qu’elle a regardé la télévision la veille au soir une sorte de reportage qui lui a fait si peur qu’elle n’a pas regardé la fin !!!
La semaine précédente, un homme rentre en cheval sur un chemin à l’aube. Entendant des gémissements étranges, il se rapproche et aperçoit un paquet. Il le ramasse, se rendant compte que ce sont des pleurs d’enfant, mais il ne le distingue pas bien car il est bien empaqueté. Peu après il se dit qu’il faudrait qu’il change sa couche. Et là horreur, ce n’est pas un enfant c’est un monstre, de la secousse il jette ce qu’il croyait être un enfant !! Là le récit s’arrête, car Isabelle morte de peur a éteint sa télévision…. me laissant perplexe !!! Mon esprit cartésien se met en marche et je dis "Mais ce n’est pas possible que ce soit un monstre, ça devait être un enfant avec une malformation qui a été abandonné. L’homme a donc jeté un enfant dans la nature au lieu de l’emmener à l’hôpital !!"
Isabelle imperturbable reste sur sa peur, et sur sa certitude que c’était un monstre, j’en reste bouche bée. Et d’ailleurs c’était un monstre car depuis plus personne ne veut passer par là car des pleurs se font entendre !!! Tu m’étonnes ce n’est plus un monstre, mais un fantôme qui doit traîner dans le coin !!! La main noire a frappée semblerait- il !!!
La nuit venue, je vous garantie que je rentre dare- dare sur le chemin du campo de peur de croiser la "mano negra ", ou de me faire accoster par quelques petits hommes verts qui me demanderaient leur route pour retourner dans l’espace intersidéral.
Bien entendu ce texte ne sera accompagné d’aucune preuve photographique… quoique je laisse la place au doute, et peut être un jour viendra la preuve !!!
22:41 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 03 janvier 2008
Retour sur le net
Il est bien loin le temps où j’écrivais avec une régularité légendaire sur mon blog…enfin je crois !!!
Bref là j’ai abusé de votre patience, d’autant que je vous avais fait miroiter un descriptif du Français en vacances. Je vais donc tenir ma promesse après quelques mois d’inactivité blogueuse, car sinon j’ai été active dans mon campo… Ici dans notre demeure trois petits nouveaux ont fait leur entrée : Junior 9 ans, Guillermo 5 ans, et Erika 3 ans. Fini les grasses mat’ du dimanche matin jusqu’à 9 heures ; quoique ça y est ils ont pris le rythme, il faut dire que les enfants se couchent tard ici, du coup le lever est plus tardif. Si vous suivez bien le compte nous sommes à 14 maintenant, et le rythme est pris.
Du côté ville, fin novembre après une année d’entraînement intensif, avec mon groupe de tango nous avons donné notre ultime spectacle dans la rue…est-ce nécessaire de vous décrire notre succès, la foule en délire, les cris, les applaudissements, … bref une reconnaissance de notre talent !!! Il va sans dire que nous passons tous dans la classe supérieure à la rentrée, à vrai dire nous y étions déjà.
Voyez comme mon activité a été débordante…ah si j’ai aussi fini de lire la biographie de Marie Antoinette, ça prend du temps tout compte fait.
Alors voilà j’ai tout dit, tout révélé, tout décortiqué, je peux enfin m’attaquer au sujet que vous attendez depuis des mois : l’étude socio-psychodélique de la vision annesque des Français en vacances en-dehors de ses frontières !!
Sachez avant toute chose que même si vous essayez le camouflage on vous reconnaîtra en tant qu’étranger, européen et peut être Français pour les autochtones les plus fins limiers. Alors il va sans dire que lorsque le Français se promène en tenue réglementaire du routard une étude approfondie est inutile et il suffit de savourer cette caricature à sa juste valeur, bien sur sans aucun esprit de moquerie, à la limite je vous l’accorde un brin d’ironie avec un petit sourire au coin des lèvres…
Venons- en aux faits :
Un Français en vacances à l’étranger a potassé durant des heures « Le guide du routard », « Le petit futé » ou un tout autre guide mais qui soit d’une précision sans failles sur le coin à ne pas louper, le restaurant à tester, l’hôtel à éviter, les vaccins, les plats typiques, la ligne de bus, l’adresse de l’ambassade de France (si un autochtone malveillant vous a repéré et vous a dérobé de votre portefeuille !!), bref tous les conseils basiques pour s’envoler le cœur rassuré de vous savoir si bien préparé pour l’aventure de vos vacances. Pour ne point perdre de temps quand il sera en ballade, il a souligné les passages clefs et surtout collé des mini post-it ; le voilà donc son livre magique en main (jamais ne le quitter des yeux, c’est un basic du routard), il peut arpenter les coins et les recoins de n’importe quel coin du monde. Attention ceci n’est pas un essentiel chez le voyageur, mais il n’est pas rare de voir un touriste son guide greffé dans sa main !!!
Le Français, malgré sa connaissance livresque approfondie, est bien conscient qu’il peut exister des aléas, c’est pour cette raison que sa tenue vestimentaire est pratique, utile, adaptable, passe-partout (là j’émets des doutes car c’est sur ce domaine que j’ai pu étudier le phénomène !!), et achetée chez notre fournisseur national j’ai cité Décathlon !!!
Commençons par le haut : la traditionnelle veste coupe-vent, avec multi- poches, doublée en polaire (qui peut se retirer et se plier), mais ça vous me direz tout le monde peut la porter, certes je suis d’accord, mais là le détail qui fait l’exception française c’est que nous autres nous la choisissons de couleur rouge. Hé oui aussi incroyable que ça puisse vous paraître, quasi tous les Français que j’ai croisé ont à peu près la même veste, et à coup sur de couleur rouge. C’est pour cette raison que l’identification est plutôt facile pour un fin limier comme moi… !!!
Passons au pantalon : là encore c’est la couleur qui fait l’exception française, il est beige. Bien sur il a une multitude de poches, de fermetures, d’astuces pour le routard qui sommeille en vous. Et avant toute chose il est pratique !!!
Enfin, la marche est essentielle dans un voyage, les chaussures sont donc chouchoutées, dorlotées, bichonnées et doivent remplir des critères stricts pour avoir le privilège de rentrer dans la valise. Justement la valise doit respecter un certain poids ce qui limite le nombre de paires chaussures alors que faire ?
Car dans le guide, il est indiqué des ballades dans la nature mais il serait honteux de passer à côté des merveilles architecturales de certaines villes… en conclusion beaucoup de marche dans différents lieux et un poids limite dans la valise… alors encore une fois merci Décathlon ou Le vieux campeur qui ont mis leurs plus brillants têtes chercheuses pour élaborer la chaussure qui allie toutes ses qualités pour le routard français !!
Et leur recherche a été fructueuse, et les affaires aussi, car les pieds des routards sont chaussées de chaussures mi- ville, mi- montagnes, imperméables, légères, anti- transpirante, et pas trop « moi je fais que dans la montagne », un petit design chaussures de villes. Et voilà le Français chaussé pour ses vacances, il peut se balader où il veut sans charger sa valise en sur- poids.
Y’a pas à dire le Français voyage pratique et est prévoyant….le manteau rouge tout terrain, le pantalon beige tout terrain, et les chaussures de marche tout terrain !
J’ai donc aiguisé mon œil à cette reconnaissance qui m’occupe pendant mes voyages, et j’avoue j’admire le travail du routard professionnel quand je me vois avec mes chaussures pas adaptées, ou encore quand j’ai oublié de prendre mon manteau parce que je trouvais qu’il faisait trop chaud et qu’une petite brise légère se lève, ou que je parte sans eau car j’ai que mon petit sac et pas le sac à doc multi poches tout terrain, que je me rends compte qu’il me manque une poche pour mettre mon appareil photo afin de pouvoir le sortir à tout moment… bref je ne rentre pas dans les cases de la routarde bien que je vais vous faire une confession j’ai potassé à fond mon livre magique du Chili, et le crayon avait surligné plus d’un passage essentiel pour « voyager prévoyant » !!! Mais si je peux me permettre il est agréable d’avoir mis une paire de chaussure en trop, un pantalon en plus, ou je ne sais quoi qui à un moment vous fait disparaître pour un petit moment dans la masse et vous fait oublier votre statut de touriste.
Au fait à de quelle couleur est votre manteau coupe vent ? Votre pantalon ? Comment sont vos chaussures ? Selon vos réponses à ces trois questions je pense que vous serez vous situez sur l’échelle du touriste français.
Bises à tous
Anne
NB : les photos du Chili seront bientôt en ligne, dont une avec mon manteau coupe vent bleu !
22:47 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note